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J'les voit encore ces deux là.
Sur le chemin de l'enfer.
Main dans main.
Cherchant une solution.
Pour s'emparer de ce nom.
La hauteur aura raison d'elles.
Et au loin, derrière cette colline.
La nuit tombe.
Le ciel gronde.
Et cette soirée là.
Elles sont rentrées.
Trempées d'la tête au pied.
Comme deux vieux chiens mouillés.
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# Gepost op vrijdag 03 april 2009, 15u46

Gewijzigd op vrijdag 03 april 2009, 16u14

Qui était-ce ?


Il ne prend pas la peine de toquer.
Il ne prend pas la peine de sonner.
Il franchit la porte de mon esprit.
Il s'introduit dans mes rêves.
Il vient hanter mes nuits.
Il ne me laisse aucune trève.

Il est là, toujours, ici.
Je ne peux m'en débarrasser.
Il s'attache à moi et ne me quitte plus.
Il m'accompagne dans les abysses de la nuit.
Là bas où tout est noir.
Alors il m'éclaire de sa lumière.
Il m'indique le chemin.
Il me suit jusque dans l'infini.

Quand le soleil apparaît.
C'est alors qu'il disparaît.
La nuit finie, comme toujours il s'enfuit.
Le jour se lève et il me laisse.
Mais qui était-ce ?

écrit en Avril 2oo7
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# Gepost op woensdag 13 februari 2008, 07u14

Schyzophrène

L'homme disparaît au coin de la rue.
Je continus de suivre son ombre.
Une allée s'ouvre à moi.
Il y a des arbres du côté gauche avec des bancs ici et là.
Du côté droit une barrière puis la rivière avec ce flip-flop continuel plus intense quand les rues de la ville sont vides d'agitation.
Les lampadaires entre chaque arbre éclairent sinistrement l'allée d'une lueur orangée.
Le chien s'arrête de temps en temps pour renifler un endroit, quand son maître l'appelle il repart en trottinant.
L'homme a déjà un certain âge, je ne le vois que de dos mais sa calvitie et sa démarche m'aide à l'identifier.
Le chien aussi est un indice : un caniche, petit, gris, miteux et vieux.
Je continus de marcher, en suivant ma cible, le long de l'allée.
Il fait froid, une légère brise se lève.
Je remonte mon écharpe et enfile mes gants de cuir.
Que l'humain est con.
Menant sa vie et ne s'occupant que de lui-même.
Il naît, il vit, il meurt, à quoi bon.
C'est un cercle vicieux.
L'homme ne mérite pas de vivre.
Je ne mérite pas de vivre.
A quoi bon la vie ?
On la dis belle, mais regardez autour de vous.
Et analysez.
Les jours se ressemblent tous : monotone, gris, moche ...
Le cabot s'arrête et me fixe.
Je lui jette un regard mauvais en shootant dans un caillou qui lui ricoche sur la tête.
Il repart vers son maître la queue entre les pattes.
Je sors le couteau et fais glisser la lame entre mes doigts.
J'attends le moment propice.
J'accélère le pas pour me rapprocher de l'homme.
Le chien dépasse son maître en fuyant.
Il n'a pas le temps de se retourner que la lame s'enfonce dans la chaire de son dos.
Je le retiens par les épaules et me baisse pour le poser délicatement à terre.
Il me regarde et pousse son dernier souffle.
Au bout de l'allée le caniche s'est arrêter, il me fixe pendant un temps que je crois infini, puis disparaît en galopant dans la nuit noire.
Demain je me lèverais, heureuse de vivre.
Je retournerais au lycée pour critiquer les sales profs avec mes amis.
La vie est belle, profitons-en.
Schyzophrène je suis.


1er Novembre 2oo7

# Gepost op woensdag 21 november 2007, 11u45

Ben. 11 ans.

Ben. 11 ans.

Je m'appelle Ben.
J'ai 11 ans.
Et j'ai remarqué dans ce monde.
Que les plus fort ont le pouvoir.
Ils en profitent.
Et ne se privent pas de dominer les plus faibles.
Malheureusement, moi. Ben.
Je fais partie de cette deuxième catégorie.
Depuis mon entrée au collège.
Il y a six mois maintenant.
Chaque jour devient un enfer.
Je dois vivre dans le mensonge.
Je ne peux pas raconter.
Aux personnes de mon entourage.
Sinon, mon cas s'aggraverait, comme ils disent.
Vous ne comprenez pas ?
Je suis tout simplement une des nombreuses victimes du raquette.
Ils sont deux.
Jason et Leslie.
Et s'amusent à terrifier les plus jeunes.
Ils nous obligent à leur donner notre argent de poche.
Et même si on n'a pas d'argent.
On doit en trouver.
Sinon ?
Ils nous tapent dessus.

Aujourd'hui.
Je dois leur apporter vingt francs.
Mais je ne les ai pas.
Je ne sais pas à quel niveau ils vont s'arrêter cette fois-ci.
Peut-être que c'est la dernière fois que je vois ma mère.
Pendant toute la matinée je les évite.
La cloche sonne la fin des cours de l'après-midi.
Je sais que je ne peux plus reculer.
Ils m'attendent.
Au coin de la rue il m'enbarque
A l'écart.
Pour être caché.
Jason me tend sa main.
- Alors, t'as le blé morveux ?!
Je baisse la tête et regarde le sol.
Je sens leurs regards peser sur moi.
Leslie m'envois sa main dans la gueule.
Je retiens mes larmes.
Jason me prend par le col.
Il me fout contre le mur et me soulève.
- Putain j't'avais prévenus morveux ! Pas d'oseille et t'as affaire à moi !
- Tain mais va s'y Jason ! Bute-le ce p'tit con ! Depuis le temps qui se fout de notre gueule !
Leslie me frappe en plein ventre.
Une fois.
Deux fois.
Je crache mon sang sur Jason.
Ils me frappent.
Jusqu'à ce qu'ils soient tous les deux.
A bout de force.
Leurs souffles sont saccadés.
Je suis recroquevillé sur le trottoir.
J'ai senti mes os se briser.
Sous leurs coups.
Je ne peux plus bouger.
Je les entends s'éloigner.
Après m'avoir cracher dessus.
La pluie commence à tomber.
Je crois.
Je n'ai plus la moindre sensation.
La nuit arrive.
Cela doit faire sûrement plusieurs heures.
Que je suis recroquevillé par terre.
Je m'endors.
Pour ne plus jamais me réveiller.
Je m'appelle Ben.
J'ai 11 ans.


o4 Octobre 2oo7

# Gepost op donderdag 04 oktober 2007, 14u04

Gewijzigd op donderdag 04 oktober 2007, 14u44

Tu seras toujours sacré pour moi

Tu seras toujours sacré pour moi


La musique résonne encore dans ma tête. Toujours cette musique. La leur. Putin mais merde quoi ! On est en cours ! Et moi, à quoi je pense ? Toujours à lui. Toujours à eux. Ils me hantent. Partout. Où que j'ailles. Ils sont dans ma tête. Je n'arrive pas à ne pas y penser. Qui sont-ils ? Ils sont simplement un groupe. Un groupe de musique. Musique de style rock. Ce groupe est composé d'un batteur, d'un bassiste, d'un chanteur et d'un guitarriste. Et tous les 4, ils sont un tout. Ils font de magnifiques chansons. La musique, les paroles, tout dans leur musique me fait vibrer. C'est un groupe à adolescentes en chaleur. Et je fais partie de toutes ces petites minettes qui adulent au plus haut point le gratteux de ce groupe. Pas besoin de vous dire son prénom, rien qu'avec la description vous le reconnaîtrais. Ce mec est beau comme un dieu. Il a des yeux magnifiques, avec comme des étoiles dedans. Des lèvres, comment vous dire ... avec son percing mmmhh. J'imagine même pas l'effet donné quand il t'embrasse. Il a les traits du visage fins, et ça lui donne un air de perfection. Que dis-je ? Il est la perfection ! Et puis ses dreads le rendent encore plus craquant. Il cache sa silhouette plutôt frêle sous des vêtements XXL. Mais je suis sûr qu'en dessous il a un corps de rêve, élancé, ferme, un peu musclé. J'en suis sûr. Il faut que je me fasse une raison. Il ne saura jamais que j'existe. Et il n'y a pas que moi qui suis raide dingue de lui. Il y en a des tonnes et des tonnes des filles qui feraient n'importe quoi pour seulement réussir à lui décrocher un regard, un sourire. Des milliers de meufs sont à ses pieds. Et malgré-moi j'en fais partie. Oui malgré-moi. Je souffre. Je souffre d'aimer un être inaccessible, presque imaginaire.Vous allez me dire que ça ne se peut pas d'aimer une personne qu'on ne connaît pas. Une personne à qui on a jamais adressé la parole. Mais seules les personnes qui vivent ce que je vis peuvent comprendre. C'est un peu comme trouver l'âme s½ur sur internet. Certaines personnes pensent ça impossible, pourtant ça existe. Mais là je n'ai jamais parlé à cette personne, tout ce qui est dit sur elle ne peut être que mensonge. Je m'accroche à une simple image. Mais bordel j'en suis folle amoureuse ! Les murs de ma chambre sont tapissés de posters de lui. Et je peux passer des heures à les admirer. A l'admirer lui. Leurs albums passent en boucle dans mon i-pod. Et je n'écoute que le son de sa guitare. Putin qu'il joue bien ce con ! Je peux plus m'en détacher. J'ai besoin de le regarder. De l'écouter. Depuis que je connais ce groupe, 7 mois déjà, ma vie a complêtement changée. J'ai perdu toutes mes amies, elles ne comprenaient pas mon obsession pour ce garçon. De toutes façons elles n'ont même pas essayer de me comprendre. Il m'a ouvert les yeux mine de rien. Je suis seule au monde à présent. Je ne peux compter sur personne. Personne ne me comprend. Je suis sûr que lui, lui, il me comprendrait. Il m'aiderait. Il me consolerait. Pourquoi est-il si loin de moi ? Pourquoi moi je l'imagine comme ça ? Je sais pourtant pertinament qu'il n'a rien d'un être parfait. Mais je ne peux m'empêcher de l'aimer. Mes sentiments pour lui deviennent plus fort de jour en jour. Quand je vois des photos, des vidéos. Quand je le vois lui. Mon c½ur s'enflamme, brûle tout au fond de moi. Et ça me fait mal comme si on le transperçait avec une flèche. Cet ado de quelques piges de plus que moi, ce n'est plus le rêve qu'il était au début. Il devient un cauchemar. Un cauchemar qui me hante même en plein jour. J'ai tout perdu à cause de lui. Je ne vis plus que dans mon monde. Je m'invente un roman où le personnage principal n'est autre que lui. Je me renferme sur moi-même. J'ai l'impression qu'il s'est munit d'une pelle et qu'il creuse ma tombe. C'est horrible comme je l'aime ! Je crois que personne peut m'aider. Je suis fichu.

L'impact de la main sur ma joue résonne encore dans ma tête. La prof vient de me gifler. Ca fait plus d'une heure que je n'écoute plus son cours et que mon regard s'est figé sur le ciel. Je me masse la joue, elle m'a fait mal la pute. Elle m'engueule. Mais je ne l'écoute pas. Je range mes affaires, prend mon sac, et me tire.

Me voilà de nouveau entouré de lui. Ses yeux me fixent. Que je sois à droite ou à gauche, il me regarde. Normal, Il a regardé l'objectif quand l'image s'est imprimée dans l'appareil. Et de cette façon il peut faire craquer toutes les filles. Je décroche tous les posters de lui et les pose au sol. Il y en a plus d'une vingtaine je crois. Je réfléchis. Il faut que je trouve un moyen d'en finir. Je ne peux plus continuer comme ça. Je ne peux plus continuer tout court. Ma vie sans lui n'aurait aucun sens. S'il disparaît, je dois disparaître avec lui. Pour toujours. Je m'assois au milieu de mes posters. Je prends un feutre et inscrit une phrase sur mon bras. Cette dernière phrase lui est dédiée. Je tends mes doigts. Je vise la prise. La prise d'électricité. C'est le seul moyen que j'ai trouvé. Je n'ai pas envie qu'on me retrouve dans la salle de bain beignant dans mon sang. Je n'ai pas envie de me jeter d'un immeuble. Je veux partir et qu'il voit ça. Je ne veux pas souffrir et regretter mon geste avant la dernière minute. Je veux quelque chose de direct. Et ça c'est parfait. Je pose mes doigts sur les trous. Le coup est net. Vif. Je ressens un picotement le long de mon échine, mes muscles se contractent. Ca me fait mal.


[...]



Je me réveil en sursaut. La sueur perle sur mon front. Je me sens mal. Ma tête tourne. Je regarde autour de moi. Ah oui c'est vrai, je suis à l'hôtel. Dans le lit d'à côté, mon frère dort encore profondément. L'horloge indique 19 heures. Je décide de me lever. Je passe de l'eau sur mon visage et m'habille vite fait. Ce soir on sort en boîte, je vais pouvoir m'éclater. Je descends à la réception et demande une chambre. Il va m'en falloir une à moi pour cette nuit.

Un rayon de soleil pénètre dans la pièce et me réveille. Mes yeux s'ouvrent et se posent sur un corps nu. La jeune fille d'hier soir dort encore. Je caresse sa peau et la couvre de baisés. Elle a un goût fruité, c'est agréable. J'ai passé une très bonne nuit à ses côtés. Je me fringue et sort de la pièce. Je ne veux pas la revoir. Je ne connais même pas son prénom. Je descends à la restauration de l'hôtel et m'installe pour prendre mon déjeuner. On me sert un plateau avec tout ce que j'aime et le journal d'aujourd'hui.
Mon regard s'arrête. Mon c½ur commence à battre plus vite. Je le sens dans mes tempes. Je lis le gros titre de première page. « Une jeune fille se suicide fuyant un amour impossible ». En dessous il y a une photo. La photo de la jeune fille en question je présume. Elle est allongé sur des posters. Des posters de moi. Son visage est caché par ses cheveux. Je vois quelques choses d'écrit sur son bras. J'approche le journal pour mieux voir.
Je me sens mal. Sur son bras j'arrive à lire : « Tu seras toujours sacré pour moi ».


o9 Septembre 2oo7

# Gepost op donderdag 13 september 2007, 15u57

Gewijzigd op woensdag 21 november 2007, 11u50